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Expérience

Les incontournables de la vie au Japon

 

          Après un article sur une journée ordinaire au travail, je continue avec cette fois-ci les éléments incontournables de la vie à Toba et au Japon de façon plus générale. Certains vont sans doute vous surprendre. D’autres, vous les connaissez peut-être déjà. Loin d’être anodins, ils dévoilent un aspect de la société japonaise, chacun à leur façon.

 

Le parapluie transparent, un bien public nippon

 

 

 

Si la météo fait partie de notre quotidien, elle semble encore plus présente au Japon. Est-ce du fait de la prise de conscience concernant les catastrophes naturelles qui amène cette omniprésence des prévisions du temps dans le quotidien ? Mystère.

 

S’inquiéter du temps, ce serait synonyme d’être responsable. J’aurai toujours mes collègues pour me rappeler quand il est prévu de pleuvoir et à la moindre goutte, tout le monde sort son parapluie dans une chorégraphie qui me parait bien agencée.

 

Quand il pleut, l’incontournable est le parapluie transparent en vinyle. Il vous coûte 70 centimes ; vous en trouvez dans tous les magasins (je commence à me demander si le plastique n’est pas considéré comme une divinité au Japon vu la quantité d’offrandes quotidiennes). Mais voilà,  chose étonnante pour nous, ces parapluies sont considérés comme un bien public. Ils sont tous pareils, alors qui ferait attention à qui ils appartiennent ?

 

À mon travail, il y a un porte-parapluie rempli de ces parapluies transparents. Si je sors par temps de pluie, j’en prends un et je le ramène.

 

Par contre, je sais que je ne suis pas à l’abri d’avoir un jour mon parapluie dérobé à la sortie d’un magasin par quelqu’un qui aura oublié le sien. Ça va m’arriver forcément, ça fait partie du jeu culturel.

 

 

Les hanko, pour ne plus jamais avoir honte de sa signature

 

 

 

Le hanko est un sceau pour poser votre signature sur des documents administratifs.

 

Je vais l’utiliser quand je vais à la poste, pour recevoir une commande, pour des choses en lien avec la banque. En vérité, comme je l’oublie très souvent, je vous confie qu’on me laisse aussi signer la plupart du temps à l’occidentale. Mais tout de même garder cette pratique d’apposer son sceau a un côté esthétique et solennel.

 

Apparemment la première utilisation du hanko au Japon remonte à l’an 57 de notre ère. Sans rentrer dans les détails (il existe plusieurs types d’ hanko) on retrouve ces sceaux beaucoup plus souvent que l’on ne l’imagine sur les billets de banque, les œuvres d’art etc…

 

 

Le kotatsu, une fois testé difficile de s’en passer

 

C’est l’occasion de vous livrer une anecdote.

 

À l’ arrivée dans mon appartement, il y avait déjà quelques meubles dont une table basse, blanche, quelconque. Je la trouvais même un peu trop simple avec ses bouts arrondis. Mais quelle ne fut pas ma surprise quand je me suis rendue compte qu’il s’agissait d’un kotatsu !

 

Le kotatsu est l’équivalent d’un brasero pour se réchauffer l’hiver. Il y a un chauffage sous la table que l’on recouvre d’une large couverture pour qu’on puisse y glisser nos jambes. La couverture retient la chaleur, ce qui retient les hôtes qui y auront étalé leurs jambes.

 

 

Est-ce que comme moi, vous avez du mal à sortir de votre couette toute chaude le matin en hiver ? Bon et bien n’essayez jamais un kotatsu. Vous n’allez jamais en sortir tellement que vous vous sentirez confortable.

 

Le kotatsu est aussi proche du sol, c’est pourquoi j’ai au début parlé d’une table basse. En conséquence, tout ce qui entoure la table va être aussi proche du sol comme les chaises, ou plus simplement, on utilisera des coussins pour s’asseoir.

 

A chaque culture sa manière d’utiliser l’espace !

 

 

Le konbini, pratique et ravageur

 

Devenu incontournable dans le paysage japonais, c’est la supérette du coin, et cela, 24h/24. Si vous voulez une bière à deux heures du matin, et bien,  le konbini est votre ami. Sur place, vous trouverez aussi bien des bouteilles de vin, des écouteurs, des bentos préparés le jour même, du café chaud, du lait, des enveloppes ou de la glace, vous pourrez également retirer de l’argent liquide. C’est super pour le côté dépannage.

 

C’est au konbini que je paye mes factures de gaz, d’électricité, de téléphone. Je paye sur une machine et je remets un ticket au caissier. A lui la charge de transmettre la facture dûment payée aux fournisseurs de services. Le konbini fait aussi point relais colis et on peut faire d’autres opérations comme s’acheter une place de spectacle.

 

Les konbini sont devenus tellement pratiques que les gens en oublient comment c’était avant, et on a tendance à faire l’impasse sur les employés qui restent y travailler notamment de nuit.

 

 Les yatai et tout un ensemble de vente ambulante qui faisaient partie du quotidien ont progressivement été délaissés au profit du konbini. Enfin pas tous heureusement !

 

Image : PC, un samedi matin devant l’entrée du terminal maritime de Toba

 

 

Tous les samedis de 10 h 25 à 10 h 40,  juste avant le départ de plusieurs ferries et parce qu’il y a beaucoup de monde, vous retrouvez cette camionnette aménagée.

 

Sur les îles de Toba, il y a peu de magasins alimentaires (d’ailleurs, je n’en ai pas vu d’ouvert sur les îles de  Sakateshima et Kamishima où j’ai été). C’est donc un haut lieu stratégique. Le propriétaire de la camionnette m’explique qu’il tourne régulièrement sur différents lieux et il va même sur les îles.

 

 Le tri des déchets, c’est casse-pieds

 

Oui, vous allez dire que je fais une fixette dessus, mais il s’agit d’un incontournable.

 

Je suis là aussi pour vous dire les choses et le tri des déchets…C’est une prise de tête.

 

 

Sur ce calendrier par exemple pour le mois de novembre en vert les jours où il faut sortir vos poubelles compostables. Le papier et le plastique, c’est en rose et c’est deux fois par mois. Vous avez pas intérêt à oublier ce jour là !

 

Pour trier vos déchets, vous séparez le compostable, du simple papier, du plastique simple, des bouteilles en plastique. Sans parler du verre, vous en êtes déjà à quatre poubelles. Et bien sachez qu’il vous faut acheter des sacs plastique exprès de la ville pour déposer vos déchets. Si vous avez la monstrueuse idée d’utiliser un sac plastique quelconque pour trier, vous vous retrouverez peut-être comme moi avec ça le lendemain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur l’autocollant rouge il est indiqué “merci de mettre vos déchets dans le sac spécifique de la ville de Toba destiné au tri”.

 

Et oui, au Japon vous pouvez clairement faire du business dans le sac-poubelle, c’est hyper vendeur.

 

 

Alors, vous les connaissiez déjà tous ?

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